Doctorat (H/F) : Modélisation stochastique de l'émergence de la résistance au traitement chez les asexu


Détail de l'offre

Informations générales

Organisme de rattachement

CNRS  

Référence

UMR5554-GUIMAR-002  

Date de début de diffusion

14/05/2026

Date de parution

15/05/2026

Date de fin de diffusion

04/06/2026

Intitulé long de l'offre

Doctorat (H/F) : Modélisation stochastique de l'émergence de la résistance au traitement chez les asexués dans un contexte de pharmacodynamique/pharmacocinétique

Date limite de candidature

04/06/2026

Nature du contrat

CDD de 3 ans

Description du poste

Versant

Fonction Publique de l'Etat

Catégorie

Catégorie A (cadre)

Nature de l'emploi

Emploi ouvert uniquement aux contractuels

Domaine / Métier

Recherche - Chercheuse / Chercheur

Statut du poste

Vacant

Intitulé du poste

Doctorat (H/F) : Modélisation stochastique de l'émergence de la résistance au traitement chez les asexu

Descriptif de l'employeur

Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieure et de la Recherche. Créé en 1939 et dirigé par des scientifiques, il a pour mission de faire progresser la connaissance et être utile à la société dans le respect des règles d’éthique, de déontologie et d’intégrité scientifique.

Description du poste

Sujet de thèse :
L’évolution de la résistance aux médicaments chez les pathogènes, tels que les bactéries et les cellules cancéreuses, représente un défi majeur pour la santé publique. Pour concevoir des stratégies efficaces permettant de limiter la propagation de la résistance, il est essentiel de comprendre les processus sous-jacents pendant le traitement. Cependant, même dans des conditions simplifiées en laboratoire, la modélisation de ces dynamiques est mathématiquement complexe. Elle nécessite de prendre explicitement en compte la démographie stochastique des cellules sensibles aux médicaments ainsi que des mutants résistants potentiels, afin de prédire des observables clés, comme la probabilité d’émergence de la résistance ou le nombre de lignées résistantes dans une boîte de Petri.
Les approches actuelles de modélisation de l’évolution de la résistance se divisent en deux catégories principales. Premièrement, les simulations numériques basées sur les individus sont largement utilisées, mais elles sont coûteuses en calcul, afin de simuler l’émergence de mutants rares au sein de grandes populations sensibles. Deuxièmement, les modèles analytiques s’appuient sur deux cadres simplifiés. Les modèles stochastiques, inspirés des travaux fondateurs de Luria et Delbrück, se limitent généralement à deux génotypes (sensible /résistant) et supposent une concentration fixe de médicament au fil du temps. À l’inverse, les modèles en nombre infini de types, reposent typiquement sur le modèle géométrique de Fisher (FGM), intégrant une grande diversité de types de mutants et tenant compte des interactions épistatiques. Cette approche, potentiellement plus réalistes en termes de base génétique de la résistance et implémentant naturellement des environnements (doses) variables, étaient toutefois initialement déterministes et pas spécifiquement adaptés aux pathogènes asexués.
Des travaux récents menés par G. Martin et ses collaborateurs ont comblé l’écart entre ces approches en intégrant le paysage de fitness du FGM dans des modèles stochastiques asexués. Cela a permis d’obtenir des approximations explicites pour des doses fixes de médicament, dans deux régimes de taux de mutation : des taux de mutation faibles, où la résistance découle d’une ou quelques mutations, et des taux de mutation élevés, où les lignées accumulent de nombreuses mutations. Cependant, ces résultats sont limités par leur dépendance à des régimes de mutation extrêmes et par l’absence de limites de diffusion rigoureuses dérivées du processus démographique exact. De plus, l’hypothèse d’un optimum fixe est irréaliste lorsque les concentrations de médicaments varient in vivo (par exemple, chez les patients) et même in vitro, en raison de l’accumulation de défauts cellulaires au fil du temps. Bien que nous ayons développé une approche déterministe pour un optimum mobile arbitraire, celle-ci ne fournit pas les probabilités d’extinction ou de sa
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Conditions particulières d'exercice

Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

Descriptif du profil recherché

Contraintes et risques :
aucune

Temps plein

Oui

Rémunération contractuels (en € brut/an)

2300,00 € brut mensuel (1848€ net)

Pays

Localisation du poste

Europe, France, Occitanie, Hérault (34)

Géolocalisation du poste

MONTPELLIER

Lieu d'affectation (sans géolocalisation)

34095 MONTPELLIER (France)

Critères candidat

Niveau d'études / Diplôme

Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents

Spécialisation

Formations générales

Langues

Français (Seuil)