Informations générales
Organisme de rattachement
CNRS
Référence
UMR5089-ETIMEU-008
Date de début de diffusion
01/09/2026
Date de parution
09/09/2026
Date de fin de diffusion
22/09/2026
Intitulé long de l'offre
Doctorat en immunité innée H/F
Date limite de candidature
22/09/2026
Nature du contrat
CDD de 3 ans
Description du poste
Versant
Fonction Publique de l'Etat
Catégorie
Catégorie A (cadre)
Nature de l'emploi
Emploi ouvert uniquement aux contractuels
Domaine / Métier
Recherche - Chercheuse / Chercheur
Statut du poste
Vacant
Intitulé du poste
Doctorat en immunité innée H/F
Descriptif de l'employeur
Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieure et de la Recherche. Créé en 1939 et dirigé par des scientifiques, il a pour mission de faire progresser la connaissance et être utile à la société dans le respect des règles d’éthique, de déontologie et d’intégrité scientifique.
Description du poste
Sujet de thèse :
Le principe central du projet de thèse est d’étudier et de caractériser la fonction inattendue de la NADPH oxydase dans les neutrophiles, en tant que mécanisme central de contrôle de la pyroptose dépendante de la caspase-1, et de modéliser l’inflammation dérégulée observée chez les patients atteints de maladie granulomateuse chronique (MGC ou CGD) au cours d’une infection.
La MGC (CGD) regroupe un ensemble hétérogène de déficits immunitaires héréditaires, à transmission autosomique ou liée à l’X, résultant de mutations entraînant une perte de fonction dans les gènes codant les différentes sous-unités de la NADPH oxydase (p47-phox, p40-phox, p67-phox, p22-phox et la sous-unité catalytique gp91-phox) ou dans ses régulateurs. En conséquence, les phagocytes — notamment les monocytes, macrophages, cellules dendritiques et neutrophiles — sont incapables d’éliminer efficacement certains agents pathogènes fongiques et bactériens, parmi lesquels Mycobacterium tuberculosis/BCG, Chromobacterium violaceum, Burkholderia cenocepacia, Francisella philomiragia et Staphylococcus aureus, ainsi que le champignon Aspergillus fumigatus. Ces infections peuvent alors devenir potentiellement mortelles.
Bien que la NADPH oxydase joue un rôle essentiel dans l’élimination des microorganismes grâce à la production d’espèces réactives de l’oxygène (ROS), un aspect paradoxal de la MGC est que les patients présentent une inflammation basale et induite particulièrement importante, caractérisée notamment par une exacerbation des pathologies intestinales et pulmonaires. Cette inflammation exacerbée ne semble pas être liée à une augmentation de la charge microbienne et son mécanisme reste, à ce jour, largement incompris.
Dans ce contexte, l’objectif central du projet est d’étudier, aux niveaux moléculaire, cellulaire et tissulaire, le rôle de la NADPH oxydase des neutrophiles dans la régulation de la pyroptose dépendante de la caspase-1, ainsi que l’importance de ce processus dans les réponses immunitaires, physiologiques et pathologiques observées chez les patients et dans les modèles déficients en NADPH oxydase.
Ainsi, le projet aura pour but de :
- Décrypter les mécanismes moléculaires par lesquels le déficit en NADPH oxydase sensibilise spécifiquement les neutrophiles à la pyroptose dépendante de la caspase-1.
- Caractériser les voies de signalisation en aval impliquées dans la pyroptose aberrante des neutrophiles déficients en NADPH oxydase.
- Évaluer l’importance de la pyroptose dérégulée des neutrophiles dans des modèles de MGC (CGD) au cours de l’infection.
Contexte :
Le projet sera effectué au sein de l'équipe "Détection Immunitaire et Elimination des Pathogènes" sous la direction d'Etienne Meunier et de Caio Bomfim à l'IPBS, UM5089, Toulouse, France.
L’IPBS est une Unité mixte de recherche (UMR) du CNRS et de l’Université de Toulouse https://www.ipbs.fr/fr/detection-immunitaire-et-elimination-des-p
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Conditions particulières d'exercice
Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
Descriptif du profil recherché
Contraintes et risques :
L'etudiant(e) sera emmené à travailler sur des bactéries de classes 2 (Pseudomonas, S. aureus, C. violaceum, B. cenocepaciae, M. abscessus, F. novicida) et 3 (M. tuberculosis) en zone à accès restreint
Temps plein
Oui
Rémunération contractuels (en € brut/an)
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Pays
Localisation du poste
Europe, France, Occitanie, Haute Garonne (31)
Géolocalisation du poste
TOULOUSE
Lieu d'affectation (sans géolocalisation)
31077 TOULOUSE (France)
Critères candidat
Niveau d'études / Diplôme
Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
Spécialisation
Formations générales
Langues
Français (Seuil)