Doctorant (H/F): Développement d’électrocatalyseurs nanostructurés pour la valorisation des déchets nit

Détail de l'offre

Informations générales

Organisme de rattachement

CNRS  

Référence

UMR5635-YAOHOL-006  

Date de début de diffusion

24/04/2026

Date de parution

08/05/2026

Date de fin de diffusion

15/05/2026

Intitulé long de l'offre

Doctorant (H/F): Développement d’électrocatalyseurs nanostructurés pour la valorisation des déchets nitratés en ammoniac vert

Date limite de candidature

15/05/2026

Nature du contrat

CDD de 3 ans

Description du poste

Versant

Fonction Publique de l'Etat

Catégorie

Catégorie A (cadre)

Nature de l'emploi

Emploi ouvert uniquement aux contractuels

Domaine / Métier

Recherche - Chercheuse / Chercheur

Statut du poste

Vacant

Intitulé du poste

Doctorant (H/F): Développement d’électrocatalyseurs nanostructurés pour la valorisation des déchets nit

Descriptif de l'employeur

Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieure et de la Recherche. Créé en 1939 et dirigé par des scientifiques, il a pour mission de faire progresser la connaissance et être utile à la société dans le respect des règles d’éthique, de déontologie et d’intégrité scientifique.

Description du poste

Sujet de thèse :
Ce contrat doctoral s’inscrit dans le cadre du projet BOOOST, financé par l’ANR (2025-2029), qui vise à proposer une nouvelle méthodologie pour les électrodes décorées de nanostructures électrocatalytiquement actives, mais qui présentent également une grande efficacité de diffusion Raman. En effet, bon nombre de candidats électrocatalyseurs validés en configuration préliminaire de trois électrodes sur de très petites surfaces et/ou dans la formulation de l’encre catalytique ne franchissent pas l’étape de validation en électrolyseur, car les méthodes de synthèse sont difficilement transposables à l’échelle pilote.[1] L’idée est donc de partir d’une approche de rétro-ingénierie pour obtenir des électrocatalyseurs directement sur les supports d’électrodes industriels (GDE, GDE), et ainsi éliminer l’étape intermédiaire de préparation des encres catalytiques, afin de lever les verrous persistants dans un environnement d’essais réalistes, sans compromettre la réplicabilité des résultats.

Outre ces aspects de rétro-ingénierie pour guider le développement de nouveaux électrocatalyseurs directement sur des supports GDE de taille modulable (par exemple, de 10 à 100 cm2), compatibles avec les électrolyseurs, le sujet de thèse se situe à la croisée de l’électrocatalyse et des sciences de l’environnement. L’objectif ultime est de mettre au point des systèmes à faible coût permettant la transformation électrocatalytique sélective des nitrates en ammoniac vert. Ce procédé vise principalement à éliminer les nitrates des eaux usées afin d’éviter des problèmes de santé, et secondairement à proposer une alternative au procédé Haber-Bosch actuel, responsable de 1,5 % des émissions mondiales de CO₂ et d’environ 2% de la consommation énergétique mondiale.[2]

Si la stratégie d’électrolyse est une approche élégante alimentée par de l’électricité renouvelable provenant de diverses sources (solaire, éolienne, hydraulique, etc.), le fonctionnement des électrocatalyseurs pour la réaction relativement complexe de réduction des nitrates, transfert couplé de protons et des électrons (NO3RR : NO3– + 6H2O + 8e– → NH3 + 9OH–) n’est pas encore bien compris pour concilier les trois paramètres que sont l’activité, la sélectivité et la stabilité. Par exemple, entre le nitrate et l’ammoniac, l’azote se trouve à ses états d’oxydation extrême, soit N(+V) et N(-III), ce qui implique la possible formation de plusieurs autres composés (NO2–, NO, N2O, NH2OH, N2, etc.). L’objectif fondamental de ce projet de thèse est donc d’obtenir les paramètres de performance (activité, sélectivité, stabilité) qui régissent NO3RR. Nous visons à la fois une conversion efficace à l’échelle macroscopique dans des électrolyseurs et des études mécanistiques grâce à des mesures électrochimiques et Raman operando résolues dans le temps. La stratégie de synthèse reposera pour la plupart sur l’électrodépôt contrôlé de nanostructures métalliques
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Conditions particulières d'exercice

Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

Descriptif du profil recherché

Contraintes et risques :
- Manipulation de produits chimiques dans le respect des règles de santé et de sécurité
- Missions au laboratoire IPCM (Sorbonne Université, Prof. Emmanuel MAISONHAUTE) pour mener des études mécanistiques résolues en temps à l’aide de la spectroscopie Raman
- Missions en France et à l’étranger pour des séjours de recherche chez des collaborateurs et pour participer à des congrès

Temps plein

Oui

Rémunération contractuels (en € brut/an)

2300€ brut mensuel

Pays

Localisation du poste

Europe, France, Occitanie, Hérault (34)

Géolocalisation du poste

MONTPELLIER

Lieu d'affectation (sans géolocalisation)

34095 MONTPELLIER (France)

Critères candidat

Niveau d'études / Diplôme

Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents

Spécialisation

Formations générales

Langues

Français (Seuil)