Ingénieur-e d’études chargé·e d’enquête : sciences participatives et surveillance des ravageurs


Détail de l'offre

Informations générales

Organisme de rattachement

Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement (INRAE)  

Référence

INRAE-OT-30782  

Date de début de diffusion

20/10/2026

Date de parution

25/10/2026

Date de fin de diffusion

20/11/2026

Description du poste

Versant

Fonction Publique de l'Etat

Catégorie

Catégorie A (cadre)

Nature de l'emploi

Emploi ouvert uniquement aux contractuels

Domaine / Métier

Recherche - Experte / Expert en expérimentation et production végétale

Statut du poste

Vacant

Intitulé du poste

Ingénieur-e d’études chargé·e d’enquête : sciences participatives et surveillance des ravageurs

Descriptif de l'employeur

L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) est un établissement public de recherche rassemblant une communauté de travail de 12 000 personnes, avec 272 unités de recherche, de service et expérimentales, implantées dans 18 centres sur toute la France. INRAE se positionne parmi les tout premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.


Description du poste

 Contexte scientifique. Les forêts fournissent un large éventail de services écosystémiques aux sociétés humaines et sont essentielles à leur adaptation aux changements climatiques comme à leur atténuation. Les forêt sont pourtant menacées en permanence par l’introduction continue d’espèces exotiques envahissantes, dont certaines sont particulièrement dommageables au point que l’Union européenne a établi une liste d’espèces de quarantaine faisant l'objet d'une étroite surveillance. Ces espèces particulièrement préoccupantes pour la santé des forêts sont, « capables de pénétrer sur le territoire de l'Uniion, de s’y établir et de s’y disséminer »; elles pourraient avoir, une fois introduites, une « incidence économique, environnementale ou sociale inacceptable ». La surveillance et la détection précoce sont essentielles à la gestion de ces organismes de quarantaine, car seules les stratégies d’éradication mises en œuvre précocement se révèlent efficaces. Or les capacités de surveillance sont limitées.

Dans ce contexte, les sciences participatives pourraient renforcer la détection précoce des ravageurs et pathogènes forestiers réglementés (de quarantaine). Elles réduiraient le délai entre leur introduction sur un territoire et la mise en place de mesures d’éradication appropriées. Ce potentiel repose sur trois conditions étroitement imbriquées (figure 1) :

  1. Les utilisateurs des plateformes de sciences participatives sont susceptibles d’observer des insectes ravageurs forestiers sur les arbres et sont prêts à partager leurs observations ;
  2. Les plateformes de sciences participatives sont surveillées par les autorités comme de potentielles sources d'information;
  3. Les autorités en charge de la protection des végétaux accordent de la valeur aux observations partagées par les citoyens sur les plateformes en ligne.

La littérature montre que les plateformes de sciences participatives en ligne sont des outils précieux pour signaler des espèces exotiques envahissantes et rechercher des informations à leur sujet. La première condition pourrait donc être remplie. Des recherches en cours dans le cadre du projet européen FORSAID portent sur les deuxième et troisième conditions, notamment sur les attitudes des acteurs de la santé des végétaux envers cette source d’observations.

En revanche, nous ne savons pas comment les observateurs potentiels perçoivent les organismes de quarantaine, ni quelles sont leurs attitudes vis-à-vis les acteurs concernés et les dispositifs réglementaires obligatoires. En particulier, on ignore si le fait de savoir qu’un insecte est réglementé, et de connaître les conséquences économiques et écologiques que pourrait avoir sa présence et son signalement, inciterait les observateurs à le signaler ou les en dissuaderait. Combler cette lacune est nécessaire pour évaluer pleinement le potentiel des sciences participatives pour la détection précoce des ravageurs forestiers de quarantaine.

 Vous serez accueilli(e) au sein de l’UMR BIOGECO (INRAE – Université de Bordeaux), sur le site de Cestas, à 15 km au sud de Bordeaux. Vous intégrerez l’équipe BIODIV, composée de cinq chercheurs et de trois ingénieurs et techniciens, et travaillerez en collaboration avec l’équipe GEMFOR de la même unité. Dans le cadre du projet européen FORSAID, vous interagirez également avec les partenaires du Slovenian Forestry Institute (SFI, Slovénie), du WSL (Suisse) et de la Swedish University of Agricultural Sciences (SLU, Suède).

 Vous serez plus particulièrement en charge de concevoir et d’administrer un questionnaire en ligne destiné aux utilisateurs de plateformes de sciences participatives (par exemple iNaturalist). Il ciblera en particulier les utilisateurs ayant déjà signalé des observations d’organismes réglementés. Le questionnaire évaluera les connaissances des utilisateurs sur les ravageurs forestiers réglementés. Il demandera aussi à ceux qui en ont signalé s’ils connaissaient alors leur statut réglementaire. Le questionnaire comprendra une expérience de choix discrets. Elle évaluera les attitudes des utilisateurs face aux dilemmes moraux que soulèvent le fait de savoir qu’une espèce est réglementée et les conséquences de cette réglementation pour les personnes et les paysages.

Descriptif du profil recherché

 Formation recommandée : Formation en sciences sociales de l’environnement, psychologie sociale, économie de l’environnement ou domaine connexe.

 Connaissances souhaitées : Expérience dans la conception et l’administration de questionnaires.

 Expérience appréciée : Expérience des expériences de choix discrets ; Connaissances en psychologie morale ou en prise de décision face à des dilemmes éthiques ; Une connaissance du fonctionnement des plateformes telles qu'iNaturalist est un plus.

 Aptitudes recherchées : Intérêt pour le travail interdisciplinaire à l’interface entre écologie, santé des végétaux et société ; Excellentes capacités de communication écrite et orale en anglais ; une bonne maîtrise du français est un atout (l'inverse marche aussi !).

Pays

Localisation du poste

Europe, France, Nouvelle Aquitaine, Gironde (33)

Géolocalisation du poste

33612 CESTAS PIERROTON

Lieu d'affectation (sans géolocalisation)

Gironde

Critères candidat

Niveau d'études / Diplôme

Niveau 6 Licence/diplômes équivalents

Demandeur

Date de vacance de l'emploi

01/01/2027