Etude d’une voie innovante de co-conversion des actinides pour l’aval du cycle du combustible nucléaire


Détail de l'offre

Informations générales

Organisme de rattachement

CNRS  

Référence

UMR8181-MURRIV-003  

Date de début de diffusion

08/09/2026

Date de parution

08/09/2026

Date de fin de diffusion

09/09/2026

Intitulé long de l'offre

Etude d’une voie innovante de co-conversion des actinides pour l’aval du cycle du combustible nucléaire (H/F)

Date limite de candidature

17/08/2026

Nature du contrat

CDD de 3 ans

Description du poste

Versant

Fonction Publique de l'Etat

Catégorie

Catégorie A (cadre)

Nature de l'emploi

Emploi ouvert uniquement aux contractuels

Domaine / Métier

Recherche - Chercheuse / Chercheur

Statut du poste

Vacant

Intitulé du poste

Etude d’une voie innovante de co-conversion des actinides pour l’aval du cycle du combustible nucléaire

Descriptif de l'employeur

Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieure et de la Recherche. Créé en 1939 et dirigé par des scientifiques, il a pour mission de faire progresser la connaissance et être utile à la société dans le respect des règles d’éthique, de déontologie et d’intégrité scientifique.

Description du poste

Sujet de thèse :
Contexte technologique
En France, la principale source d’électricité est d’origine nucléaire avec près de 70 % de la production nationale. Le parc nucléaire français se compose actuellement de 56 Réacteurs à Eau Pressurisée (REP) permettant l’utilisation de l’énergie induite par la fission d’atomes lourds sous l’impact d’un flux de neutrons thermiques. Les réacteurs nucléaires utilisent de la matière fissile sous forme de pastilles d’oxydes UOx (Uranium Oxyde) ou MOx (Mélange d’Oxyde de plutonium et d’Oxyde d’uranium) empilées dans des gaines en alliage de zirconium. Depuis les années 1990, le France intègre dans la politique énergétique le traitement du combustible nucléaire usé. Le combustible MOx permet ainsi de valoriser le plutonium en limitant la consommation d’uranium naturel tout en réduisant les quantités de déchets à stocker. L’usine de traitement d’Orano La Hague réalise la première étape de recyclage des combustibles usés provenant des réacteurs nucléaires. L’usine de recyclage Orano Melox assure la fabrication des assemblages des combustibles MOx destinés à alimenter les REP. A ce jour les pastilles de MOx sont fabriquées par métallurgie des poudres i.e. par mélange de l’oxyde d’uranium et de l’oxyde de plutonium, pressage puis frittage. L’homogénéité des pastilles est un enjeu industriel majeur. En effet, un lien direct est établi entre l’homogénéité des pastilles et leur aptitude à la dissolution, lors du traitement du combustible usé. Dans l’optique d’accroitre la teneur en plutonium des combustibles des futurs réacteurs à neutrons rapides, la maitrise de l’homogénéité du mélange d’oxyde est un défi majeur.

Etat de l’art
Les procédés par voie humide sont d’intérêt pour obtenir une homogénéité accrue des combustibles MOx. Ces procédés reposent sur la mise en solution des précurseurs d’actinides, suivie d’étapes de précipitation, gélification ou dénitration, offrant un contrôle précis de la composition et de la morphologie des poudres. Parmi cet ensemble seules la précipitation et la dénitration ont fait l’objet de développements industriels (procédés AuPuC, ADUPu, Granat, dénitration µondes).
La coprécipitation en solution consiste à précipiter simultanément l’uranium et le plutonium sous forme d’oxalates, carbonates ou hydroxydes à partir de solutions de nitrates, suivies d’une calcination pour obtenir UO2-PuO2. Le contrôle strict du pH et de la température est crucial pour éviter la formation de phases indésirables.
La dénitration thermique (TDN) est un procédé continu où les nitrates d’uranium et de plutonium sont directement convertis en oxydes par traitement thermique. Ce procédé, utilisé au Japon, est au stade de la R&D en France. Il génère peu de déchets liquides mais produit des effluents gazeux (NOₓ) nécessitant un traitement spécifique. La TDN est adaptée à une production à grande échelle, mais elle nécessite un contrôle strict de l’atmosphère pour évi
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Conditions particulières d'exercice

Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

Descriptif du profil recherché

Contraintes et risques :
Travail expérimental impliquant la manipulation d'uranium.
Gestion de la matière uranifère et des déchets produits lors de la synthèse.

Temps plein

Oui

Rémunération contractuels (en € brut/an)

La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel

Pays

Localisation du poste

Europe, France, Hauts de France, Nord (59)

Géolocalisation du poste

VILLENEUVE D ASCQ

Lieu d'affectation (sans géolocalisation)

59652 VILLENEUVE D ASCQ (France)

Critères candidat

Niveau d'études / Diplôme

Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents

Spécialisation

Formations générales

Langues

Français (Seuil)