Informations générales
Organisme de rattachement
CNRS
Référence
UMR8502-GUITRE-004
Date de début de diffusion
16/03/2026
Date de parution
08/05/2026
Date de fin de diffusion
15/06/2026
Intitulé long de l'offre
Chercheur postdoctoral en biophysique sur l'auto-assemblage des virus (H/F)
Date limite de candidature
15/06/2026
Nature du contrat
CDD de 2 ans
Description du poste
Versant
Fonction Publique de l'Etat
Catégorie
Catégorie A (cadre)
Nature de l'emploi
Emploi ouvert uniquement aux contractuels
Domaine / Métier
Recherche - Chercheuse / Chercheur
Statut du poste
Vacant
Intitulé du poste
Chercheur postdoctoral en biophysique sur l'auto-assemblage des virus (H/F)
Descriptif de l'employeur
Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieure et de la Recherche. Créé en 1939 et dirigé par des scientifiques, il a pour mission de faire progresser la connaissance et être utile à la société dans le respect des règles d’éthique, de déontologie et d’intégrité scientifique.
Description du poste
Missions :
Mimer le milieu intracellulaire pour comprendre l'auto-assemblage des virus
Activités :
La plupart des virus possèdent, comme génome, non pas de l’ADN double brin (db) comme c’est le cas pour tous les autres organismes évolués, mais de l’ARN simple brin (sb). De plus, comme l’ARNsb est bien plus compact et compressible que l’ADNdb, il est possible de reconstituer des particules virales à génome ARNsb à partir de leurs composants purifiés (ARNsb et protéines de capside) en mélangeant simplement ces éléments dans une solution tampon physiologique. Chaque particule infectieuse est composée d’une seule molécule d’ARN enfermée dans une coque formée de centaines de copies de la protéine de capside. Ces faits remarquables ont permis de nombreuses investigations expérimentales et théoriques sur le processus sous-jacent de co-assemblage – l’auto-assemblage de nucléocapsides parfaitement ordonnées et symétriques de manière icosaédrique. Il est largement admis que ce phénomène in vitro mime la formation d’une nouvelle génération de particules virales dans leur cellule hôte, après la réplication de leur génome ARNsb et la synthèse d’un nombre de protéines de capside cent fois supérieur. Pourtant, à ce jour, il n’existe pratiquement aucun programme expérimental ou théorique visant à combler l’écart entre les connaissances acquises in vitro sur l’auto-assemblage viral, d’une part, et la réplication virale intracellulaire, d’autre part. Dans le cadre de ce projet, nous proposons une première série d’étapes systématiques pour relier ces deux ensembles de phénomènes.
Nous soutenons que la différence entre l’auto-assemblage in vitro et intracellulaire (cytoplasmique) des particules virales à partir de leur ARN et de leurs protéines de capside repose sur deux aspects : (1) dans le cytoplasme, ces composants de base sont immergés dans une solution concentrée de protéines et d’acides nucléiques, très visqueuse, dont les effets osmotiques modifient les conformations et les interactions entre l’ARN viral et les protéines de capside ; et (2) dans le contexte cellulaire, les protéines de capside sont activement synthétisées (via la consommation d’ATP) par la machinerie ribosomique, ce qui génère un afflux quasi constant de protéines de capside, poussant le processus d’auto-assemblage viral vers un état hors équilibre.
Pour relier les contextes in vitro et cellulaire, nous proposons d’étendre nos mesures antérieures d’auto-assemblage viral à partir d’ARN et de protéines de capside purifiés, en réalisant ces réactions en présence contrôlée d’osmolytes calibrés et en synthétisant des protéines de capside dans des extraits cytoplasmiques où l’ARN messager (ARNm) est traduit en protéines de capside, qui à leur tour l’emballent dans des nucléocapsides. Ces processus seront étudiés et quantifiés grâce à une combinaison de techniques expérimentales de pointe, notamment la RMN à l’état solide, la diffusion des rayon
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Conditions particulières d'exercice
Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
Descriptif du profil recherché
Competences :
Les candidatures des personnes titulaires d'un doctorat en biophysique, en physicochimie ou en biologie structurale sont les bienvenues.
Contraintes et risques :
Temps plein
Oui
Rémunération contractuels (en € brut/an)
Entre 3 131,32 € et 4 526,02 € bruts mensuels selon expérience
Pays
Localisation du poste
Europe, France, Île-de-France, Essonne (91)
Géolocalisation du poste
ORSAY
Lieu d'affectation (sans géolocalisation)
91405 ORSAY (France)
Critères candidat
Niveau d'études / Diplôme
Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
Spécialisation
Formations générales
Langues
Français (Seuil)